Ce nouveau défi est basé sur quelques principes: un type de triangle, une taille et un choix de deux couleurs de base complétées de deux couleurs neutres.
Voici le quilt de Michelle... découvert seulement à la fin du défi!
Chaque semaine, Michelle donne des consignes de construction d'un des 24 triangles.
Le choix du montage final et du quilting est laissé à l'appréciation de la quilteuse.
J'imagine aussitôt le montage final en triangle isocèle, quitte à ajouter un ou plusieurs triangles unis.
J'ai tellement aimé les couleurs utilisées pour le Double jeu que mon choix est vite fait. J'ai également eu beaucoup de plaisir à travailler les tissus Neelam et comme j'ai beaucoup de restes, je n'ai pas hésité à les reprendre.
Semaine après semaine ou parfois avec un certain décalage, j'ai commencé les différents blocs... parfois avec quelques interrogations au sujet de la construction.
Le montage se fait facilement.
Ce fut terminé fin 2023 et ensuite le top est resté en attente.
Comment le quilter?
En le reprenant, j'ai tout de suite compris que je ne pouvais pas le remplir de plumes ou autres dessins courbes. Des lignes droites convenaient mieux.
J'ai donc fait le choix de souligner simplement les différentes formes.
Seuls, quelques triangles sont agrémentés de légères courbes. Petit à petit, le quilting avance et le résultat me convient.
Quant à la finition, la forme triangulaire oblige un faux biais que j'ai réalisé en gris comme la doublure.
Ce quilt de forme originale a aussitôt trouvé sa place sur une table de forme tout aussi originale.
De mon côté, j'ai pris beaucoup de plaisir à le quilter, en particulier pour la réalisation des plumes.
Forte de cette expérience et des compliments reçus de Patricia, je n'avais qu'une envie: me remettre au piqué libre.
Je n'ai pas eu à chercher longtemps car un top m'attend depuis le mois de juin. Vous l'avez aperçu ici. Il s'agit de l'ouvrage réalisé lors du stage proposé par Patricia, sous la houlette de Sheila Frampton-Cooper.
J'ai également profité du séjour de Patricia pour lui demander des conseils.
Elle m'a suggéré de poser un plastique transparent dessus afin de faire des essais de dessins. Il suffit d'effacer lorsque le motif ne convient pas.
Je choisis mes couleurs de fils.
Devinez quels sont mes premiers essais?
Des plumes bien entendu!
Je regarde de nombreux sites de quilting ou des ouvrages quiltés en piqué libre et les idées viennent peu à peu. Je fais du remplissage, zone après zone. Des plumes, j'ai envie d'en mettre un peu partout!
J'envoie des photos à Patricia pour avis. Elle n'hésite pas à me dire ce qui ne va pas ou ce qu'il faudrait ajouter. Il me faut défaire plusieurs motifs ce que j'accepte volontiers.
J'arrive enfin à un résultat acceptable
tout en reconnaissant mes défauts
et en particulier l'irrégularité de la longueur des points.
Quiltant avec une MAC familiale mécanique, je n'ai pas le système qui permet à l'aiguille de rester plantée à l'arrêt ce qui fait que mes lignes ne sont pas toujours continues.
Pour le moment, j'accepte ces défauts en me disant que c'est mon premier véritable essai. Je tiendrai compte de ces remarques une prochaine fois.
Il ne me reste qu'à poser une bordure invisible au dos.
J'ai vu, je ne sais plus où, une méthode qui consiste à poser une bordure pliée en 2 avec des angles renforcés par des carrés pliés en 2 pour former un système d'accrochage. Je teste cette technique mais je ne suis pas totalement convaincue. Malgré tout le soin apporté, le quilt gondole un peu.
Après tout, cela renforce un peu plus son caractère "moderne".
Cette bordure a un avantage: elle permet d'accrocher le quilt dans n'importe quel sens!
Je l'ai toujours présenté horizontalement avec la petite pointe rouge à droite mais ne serait-il pas mieux autrement?
Ce n'est pas un chef-d’œuvre
car le dessin de départ ne me satisfait pas
mais je me suis vraiment régalée à faire ce quilting
Migration textile a fait étape à Périgueux dernièrement.
Fin janvier, elle rejoindra Cholet.
Je peux donc raconter la création de mon quilt
Migration afghane - Rahima.
En janvier, dès que Joëlle m'a parlé de son idée d'une exposition pour le prochain FIFO, je savais que j'allais faire un ouvrage moi aussi.
À la même période, Katell me sollicitait, avec d'autres personnes, pour la relecture de son futur livre Sacrés tissus.
Tout en cherchant les coquilles (peu nombreuses) j'avais le loisir de découvrir les modèles qu'elle présentait dans ce nouvel opus. C'est ainsi que je trouvais l'idée de faire tester l'un d'eux par Tit'Marmotte.
Et un autre ouvrage attira alors mon attention: "En avant les femmes". Des vols d'oie en toute liberté et ce symbole qui pourrait si bien s'adresser aux Afghanes.
J'ai trouvé mon idée pour mon futur quilt.
Lors de mon passage au salon Pour l'amour du fil de Nantes, Pascale Goldenberg me confie un stock de broderies afghanes destinées à l'exposition "Migration textile". Je n'ai donc que l'embarras du choix pour celle.s que je vais utiliser.
Je mets de côté un tissu avec de minuscules oiseaux que j'adore et je laisse passer l'été.
Lorsque je me décide à me mettre au travail, je commence par dessiner une ébauche avec EQ6.
Pour respecter les consignes données par Joëlle, je choisis un format vertical composé de 4 x 3 blocs, dont l'un d'eux serait une broderie afghane.
Laquelle choisir? Oiseaux jaunes, bleus, verts, beiges? Et pourquoi pas les quatre?
Les broderies étant très colorées, j'opte pour des tissus faux-unis de la couleur de chaque oiseau, pour les piécés.
Et le fond? Blanc, écru, beige?
J'ai du mal à me décider. Je fais souvent part de mes idées et surtout de mes doutes à Annie qui me répond franchement.
Je pense que tu peux prendre un tissu de fond un peu "chargé" pour contraster avec tes tissus faux unis ou prendre un tissu de fond simple et les tissus des oiseaux plus chargés. Ça n'étouffera pas tes oiseaux brodés et je me demande même si ça ne les mettra pas en valeur.
Un soir, je vois sur ma table, le morceau de tissu que j'avais sélectionné au départ puis mis de côté. Je le pose près autres. Et là, surprise: les couleurs sont incroyablement assorties. La première idée est souvent la bonne!
C'est donc parti!
Comment positionner les tissus?
Là encore, EQ6 est un grand secours car il est possible de changer les couleurs et les emplacements.
Impatiente de voir le résultat, je commence à coudre quelques oiseaux sans trop réfléchir.
Et tout à coup, panique, je m'aperçois que je n'aurai sans doute pas suffisamment de tissu de fond car j'avais oublié que les broderies sont appliquées sur un carré de ce même tissu.
Pas question d'en chercher un supplément car il est trop ancien.
Appliquer les broderies sur un tissu différent couperait l'harmonie de l'ensemble.
Peut-être, pourrais-je récupérer la doublure de l'un de mes sets de table? Certainement pas!
Seule solution: diminuer la taille de chaque bloc et pas de bordure finale.
Les échanges avec Annie m'aident bien aussi et souvent confortent mes idées.
Essaie avec les oiseaux d une même couleur pour voir.
Les beiges sont vraiment clairs donc je préfère quand ils font un seul oiseau.
Le montage se fait assez rapidement.
Il faut passer au quilting.
Je commence par cerner chaque oiseau au fil invisible, ainsi que les carrés de broderie mais ce n'est pas suffisant. Il faut ajouter du quilting dans les oiseaux... mais quoi?
J'ai eu la grande chance de débuter cette étape alors que j'hébergeais Patricia lors de l'exposition de Chauray et bien entendu je ne me suis pas privée de lui demander conseils... ce qu'elle a fait avec toute sa générosité!
Motif évident pour les oiseaux: des plumes.
Oui, mais comment dessiner des plumes?
Patricia a bien rôdé cette technique et me montre le bon geste.
Je dessine à mon tour sur papier puis sur tissu et je fais quelques essais sur un échantillon.
Et puis je me lance!
Je commence par dessiner quelques traits dans les queues.
Il faut bien les faire ces plumes... même si j’appréhende!
Je demande l'avis de Patricia qui m'encourage depuis l'expo de Chauray.
Ses compliments sont sincères ce qui me donne la force de poursuivre.
Je la remercie infiniment pour cette aide précieuse!
Mon ouvrage est vite terminé avec une bordure invisible à la méthode BeeBook.
L'étiquette reprend l'affiche sur CotonJet.
La date de l'exposition arrive... je ne prends plus le temps de faire des photos.
Mon quilt s'appellera Migration afghane - Rahina.
Rahina est le prénom de la brodeuse afghane à qui je dois ces belles broderies.
Verra-t-elle un jour ce que j'en ai fait?
Merci à toi, Rahina!
Merci à Pascale Goldenberg qui établit le lien entre les quilteuses européennes et les brodeuses aghanes et à Noëlle qui la seconde si bien.
Merci aussi à Annie et Patricia qui m'ont bien soutenue par leurs conseils avisés!
Et surtout, Merci à Joëlle sans qui cette aventure n'aurait pas eu lieu.
Rendez-vous prochainement, au salon Fil'Passion à Périgueux, du 21 au 24 novembre.
Ces créations côtoieront l'exposition desTexstylées de France Patchwork 24 Corps de Femme nus ou habillés initiée par Joëlle Vétillard, ainsi que d'autres expositions.
Je savais bien que les quilteuses répondraient favorablement à cette proposition mais je ne savais pas si le public serait au rendez-vous à Vasles.
Depuis près de 40 ans, le Festival International du Film Ornithologique (FIFO) est implanté à Ménigoute, commune de 800 habitants en Gâtine poitevine. Chaque année, ce sont pas moins de 30 000 festivaliers qui déambulent dans les rues de ce village pour visionner des films, visiter les expositions, profiter des stands de produits locaux et associations, participer aux conférences ou tout simplement rencontrer d'autres passionnés de Nature.
Les quilteuses qui connaissent Sainte-Marie-aux-Mines à la période du Carrefour européen du patchwork comprennent de quoi je parle.
Depuis 2021, afin de "décongestionner" un peu les lieux et en particulier la salle de projections (1 100 places parfois pas assez nombreuses), Vasles, commune voisine, a accepté de mettre à disposition du Festival sa salle de cinéma de 300 places.
Pour mettre un peu d'ambiance en attendant les films, la salle des fêtes attenante accueille des expositions. C'est ainsi que nous avons été les bienvenus.
et celle de l'association locale Clair obscur des peintres amateurs.
D'un commun accord, tableaux peints et textiles se sont mélangés, les couleurs des uns faisant écho aux autres.
Nous aurions tout aussi bien pu appeler cette exposition "Des arbres et des oiseaux"comme le titre un article de La Nouvelle République.
L'un des ouvrages textiles introduisait involontairement l'exposition avec sa devise brodée "Ouvrez la cage aux... afghanes" même si bon nombre de visiteurs se sont laissé prendre au jeu de mot.
Une trentaine de quilteuses avaient répondu à l'appel de Joëlle, avec parfois plusieurs ouvrages.
Les quilts ont traversé la France depuis l'Occitanie, la Normandie, l'Alsace, les Ardennes, le Jura, la Loire, la Corrèze, la Dordogne, le Maine-et-Loire, les Charentes et bien sûr les Deux-Sèvres, pour atterrir à Ménigoute. J'en oublie peut-être!
Toutes les techniques étaient acceptées ce qui a donné un beau "patchwork":
Pas moins d'une vingtaine de participantes ont fait le déplacement, même de très loin, comme Laurence venue de l'Eure, ce qui a donné à Marie-Do, journaliste du Courrier de l'Ouest, l'occasion d'écrire un bel article qui aurait dû s'intituler "Qaund la broderie unit les femmes de deux cultures...", un titre un peu plus parlant.
Autour de la création de Laurence Le Houérou (2e à gauche), des personnes très impliquées dans le soutien aux femmes afghanes, Pierrette Chaigne (à gauche), Joëlle Vétillard, Noëlle Joannes et Pierrette Vallas (à droite). (article du Courrier de l'Ouest)
Quelque 600 visiteurs ont déambulé au cours de ces quatre jours, avant de venir voir les films mais aussi uniquement pour les expositions.
Certaines quilteuses, même locales, découvraient le FIFO et prenaient conscience de son importance.
Nous avons pu aller voir le salon des artistes animaliers (j'avais repéré le créateur d'Origami dans le programme) et nous en sommes sortis avec des étoiles dans les yeux... un coup d’œil TRES rapide aux différents stands et il nous fallait déjà repartir.
Mais nous sommes déjà certains de nous organiser pour l'année prochaine ! Comment avons-nous pu passer à côté d'un tel évènement toutes ces années???
Evelyne
Le bouche à oreille ayant bien fonctionné à Ménigoute et la trop grande affluence dans ce village nous ont amené des festivaliers ravis de cette belle découverte et du calme de Vasles.
Joëlle, Noëlle et Pierrette ont dû renseigner maintes fois au sujet des broderie afghanes, le programme Guldusi étant très peu connu du grand public. Chacun était très attentif à cette cause.
Est-ce pour cette raison que les broderies se sont vendues "comme des petits pains"?
Une aubaine pour Pascale Goldenberg et surtout pour les brodeuses.
Sylvain Rouvreau, maire de Vasles, a été surpris du succès de cette manifestation et s'est réjoui de voir "s'étoffer" les expositions par rapport aux années précédentes.
Est-ce un appel du pied pour l'an prochain?
Quel thème pourrions-nous proposer si la demande en est formulée?
Quelle que soit la suite, peu importe...
Ce fut un moment très riche à bien des égards.
Joëlle, Noëlle et Pierrette sont ravies de cette expérience et de cette découverte même si elles n'ont pas pu admirer le paysage de notre belle Gâtine poitevine, tellement le brouillard a été dense toute la semaine.
Je n'ai pas encore pris le temps de faire un compte-rendu de Migration textile - Oiseaux afghans... ce qui ne saurait tarder... mais je vous annonce déjà le futur salon Créations autour du fil, événement bisannuel de grande importance dans le domaine du fil à Moncoutant-sur-sèvre (79).
Vous y trouverez bien sûr de nombreux exposants mais aussi des expositions et vous pourrez participer à des ateliers.
L'association France Patchwork sera présente
et j'ai été sollicitée par Chantal, déléguée de Charente
pour la représenter.
Si vous venez, n'hésitez pas à me faire un petit coucou.
le 40e Festival International du Film Ornithologique ouvrira ses portes
et cette année, plus que jamais,
j'attends ce rendez-vous avec impatience.
Je ne reviendrai pas sur le programme du Festival lui-même mais ce qui me tient à cœur cette année c'est bien entendu l'exposition textile qui sera en place à Vasles.
Pas moins d'une trentaine d'ouvrages ont été réalisés pour l'occasion. Vous avez déjà aperçu celui de La Tulipe et ceux de La Ruche des Quilteuses.
Je peux affirmer qu'ils sont bien plus beaux en réalité qu'en photos.
Voici quelques détails
de ceux qui ont atterri dans mon Terrier,
pour vous donner envie de les découvrir "en vrai".
À mon tour de dévoiler un petit morceau du mien.
Je raconterai son histoire après le Festival...
mais peut-être devinez-vous son inspiration?
Sacrés tissus et le modèle En avant les femmes.
Pour cette raison, Katell a bien voulu me confier quelques exemplaires de son livre Sacrés tissus que j'aurai le privilège de vendre sur le lieu de l'exposition, à Vasles.
Si vous ne l'avez pas encore acheté, vous pourrez le consulter avant de l'acquérir... tout en évitant les frais de port et les risques.
Des broderies afghanes et quelques objets textiles seront également en vente sur le stand, au profit de l'association Guldusi.
Comme Joëlle l'a déjà dit, le jeudi après-midi une initiation art textile gratuite sera proposée aux adultes comme aux enfants.
Je rappelle les horaires de l'exposition Migration textile - Oiseaux afghans:
ATTENTION :
les dates et horaires des expositions à Vasles sont différents de ceux du Festival de Ménigoute :
mercredi 30 et jeudi 31 octobre - de 11h à 20h30
vendredi 1er et samedi 2 novembre – de 9h30 à 20h30
L'entrée est gratuite. Seules les séances de films sont payantes.
Comme vous avez pu le lire sur le blog de La Ruche des Quilteuses, le salon Tendances Créatives de Toulouse a laissé la part belle à l'exposition d'une vingtaine d'ouvrages des Frangines... c'est ainsi que nous nous surnommons depuis que Violaine a donné ce titre à son quilt...
et de huit livres textiles.
Comme Katell,
volontairement, je ne montrerai que quelques images
pour ne pas "déflorer" cette exposition
et laisser l'envie de la découvrir "en vrai" prochainement.
Les photos ne procurent vraiment pas le même plaisir.
Photo empruntée à Katell
Outre le temps passé à admirer ces quilts, ce fut aussi l'occasion de retrouver des amies de toute la France et d'en découvrir de nouvelles.
Quel plaisir de mettre un visage
sur le nom de celles que nous avons suivies sur FB,
d'écouter raconter des anecdotes
ou de mieux observer ensemble des détails de broderies!
Pour ma part, le moment le plus chaleureux a été la rencontre avec Zolary (et sa fille de 6 ans qui nous a fait bien rire) avec qui j'avais beaucoup échangé au cours de ce challenge.
Quelle surprise en découvrant que nos deux quilts avaient bien involontairement été placés côte à côte. Il faut dire que, comme nous avions échangé des tissus, ils avaient forcément des ressemblances.
Les Abeilles étaient là pour nous accueillir et présenter leurs ouvrages de Sacrés Tissus.
Photo empruntée à Katell
Là encore,
même si les photos du livre sont très belles
et mettent bien en valeur les quilts,
la réalité est bien plus parlante:
les couleurs sont plus intenses, des détails plus visibles, les tailles plus réalistes...
Katell était sollicitée par chaque visiteur et prenait beaucoup de plaisir à discuter avec chacun.e tout en dédicaçant son livre, très apprécié.
À ce propos,
je vous annonce qu'il sera en vente
lors de l'exposition "Migration textile - Oiseaux Afghans" à Vasles (79)
du 30 octobre au 2 novembre prochains.
Seul regret au cours de ce séjour toulousain, ne pas avoir pris le temps de faire un détour au Moulin de Roques-sur-Garonne pour l'exposition Sur un air de patch!
Parcourir le centre de la ville rose,
flâner sur les bords de Garonne
par un bel après-midi automnal... sans pluie ni vent...
Visiter une exposition textile serait une bonne idée.
Le Temple de Chauray m'en donne l'occasion.
J'ai toujours plaisir à retrouver ce lieu qui héberge si bien les magnifiques quilts de la Bande à Patch.
Cette année encore, ce sont près de 200 ouvrages tous plus colorés les uns que les autres, très variés du point de vue technique et parfaitement réalisés qui nous attendaient.
Des traditionnels bien entendu!
Des plus contemporains.
De beaux appliqués variés.
De magnifiques broderies.
De somptueux sashikos et boros.
Les Africains étaient très bien représentés.
En vue de cette exposition, un challenge avait été proposé sur le thème "Voyage autour du Monde".
En plus du grand panneau collectif, plusieurs participantes ont représenté une maison typique de différents pays.
Quelques exemples
Je termine en beauté, avec les quatre ouvrages de Dany qui n'ont laissé personne indifférent puisqu'ils ont remporté les quatre premiers prix "coups de cœur"!
Jardin imaginaire
Dalhia
Dalhia revisité
Symphonie des Y
J'espère que, comme moi, vous en avez pris plein les yeux?
Je n'ai qu'un seul regret: ne pas avoir pris le temps d'y revenir une deuxième fois.
Lorsque je visite une expo, je ne prends pas de photos la première fois. Je préfère contempler de près ou de loin. Je passe, en général, beaucoup de temps à papoter avec les copines... même si je ne les reconnais pas toujours (n'est-ce pas Christine?).
J'ai cherché dans les journaux anciens: rien de bien important!
Le 30 septembre, en général, n'est d'ailleurs pas une date qui laisse de grands souvenirs dans les archives. Outre la naissance de quelques illustres personnes comme Jean-Louis et Bernard Debré, Diane Dufresne, Monica Bellucci ou Anthony Delon, c'est aussile jour où une petite Marmotte a pointé son nez.
Et pourtant!
Ce jour-là, alors que je soufflais mes bougies,
je ne pensais pas qu'une nouvelle vie commençait pour moi.
Exit la couture, le point compté, le tricot, le crochet, etc.
bonjour le patchwork.
Monique a si bien semé la petite graine qu'elle a germé et grandi pour envahir tout mon espace. Il faut dire que je l'ai entretenue, aidée de mes amies de Patch'Magnac d'abord, de Puymoyen plus tard et de toutes celles rencontrées grâce à la délégation de France Patchwork.
30 ans... j'ai du mal à réaliser!
Si je fais le bilan, je m'aperçois que je suis passée par de nombreuses étapes et que ce virus est toujours présent, même s'il est beaucoup plus diffus.
Après quelques années à suivre des cours j'ai très vite eu l'envie de rejoindre un groupe et ce fut celui de Magnac-sur-Touvre, en Charente . Lorsque Jacqueline, la présidente, a passé la main, j'ai relevé le défi de la remplacer. Outre le bonheur de réaliser des ouvrages avec mes amies, je savourais surtout le plaisir de côtoyer les quilteuses des environs ou des départements voisins et d'organiser des journées de l'amitié ou des expositions.
Jusqu'au jour où Marie-Francine, présidente de France Patchwork, m'a proposée de relancer la délégation charentaise.
Moi, si timide, comment faire?
C'était sans compter sur l'envie de rassembler les quilteuses du département autour de notre passion et sur l'aide d'une petite équipe motivée.
Les rencontres, les stages, les voyages, les projets se sont multipliés. Les week-end des déléguées ont permis de belles amitiés qui perdurent aujourd'hui encore.
Après 6 ans de "bons et loyaux services", il m'était difficile de quitter cette association. J'ai alors proposé de participer à la relecture des articles des Nouvelles, une tâche qui, là encore, m'a permis de découvrir de nouvelles personnes et de nouer de nouvelles amitiés.
Depuis mon retour dans les Deux-Sèvres, je me suis un peu éloignée du monde du patchwork, volontairement, pour profiter de la vie mais de temps en temps j'ai plaisir à rejoindre des amies surtout maintenant par le biais d'Internet. La création de ce Terrier m'aide bien.
Mes goûts en matière de patchwork ont évolué au cours des années.
Formée au patch main par une animatrice talentueuse, j'ai assez vite découvert et été conquise par les techniques machine. C'est un état d'esprit qui correspond mieux à ma personnalité, ayant "joué" avec une MAC depuis ma plus tendre enfance.
Mes choix de tissu ont bien changé eux aussi et en même temps mon regard sur les expositions.
Si autrefois je n'admirais que les quilts traditionnels, style quilts anciens de Brouage, aujourd'hui je suis beaucoup plus attirée par les quilts contemporains de style moderne.
Il en va de même pour le quilting.
Si au début je m'appliquais à faire un beau quilting main avec de petits points très réguliers, aujourd'hui je ne pense plus qu'au quilting machine. Pas encore très habile avec le piqué libre, je me régale cependant à essayer de progresser.
Le quilt qui marquera cet événement
est sans nul doute celui de la Saga de Lucinda
ou alors celui que j'ai réalisé en stage avec Sheila Frampton-Cooper mais qui n'est pas encore quilté.
Pour terminer,
je voudrais remercier toutes mes fidèles visiteuses.
J'écris volontairement au féminin
car je pense que les hommes ne sont pas très nombreux...
mais ceux qui passent par là sont les bienvenus
et je les en remercie également.
Je voudrais également souhaiter la bienvenue
aux dernières abonnées
et tout particulièrement à Brindille qui se reconnaîtra.