Ce début d'été rime souvent avec festivals et festivités
même si cette année beaucoup seront annulés en raison de la canicule
et des risques incendies très importants.
Dans les Deux-Sèvres deux manifestations importantes attendent leur public.
L'une d'elle a déjà ouvert ses portes, tout en adaptant ses horaires en raison des fortes chaleurs.
Depuis 40 ans, la petite ville de Pathenay accueille le Festival Ludique International de Parthenay (FLIP). Ouvert à tous et gratuit, le FLIP est le rendez-vous incontournable des amateurs de jeux en tous genres.
Un autre festival débutera demain à Saint-Maixent-l’École: le Rassemblement International du Folklore Enfantin (RIFE). Une belle occasion d'admirer les costumes traditionnels de nombreux pays étrangers et de vibrer avec tous ces enfants heureux de chanter et danser ensemble.
Implanté au cœur du centre-ville de Saint-Maixent dans un cadre patrimonial exceptionnel, le Festival des Enfants du Monde propose chaque année une programmation diversifiée qui allie culture populaire et musiques du monde, dans un objectif de promotion, de sauvegarde et de diffusion des arts et traditions populaires. Ainsi, durant une semaine, Saint-Maixent revêt ses habits de fête et vit au rythme des sonorités d’ici et d’ailleurs dans une ambiance colorée et festive pour petits et grands.
Si vous êtes en vacances dans les Pyrénées ou tout simplement si vous habitez la région, je vous conseille une belle exposition dans un lieu tout calme, la chapelle de Cadéac-les-Bains, présentée par Marie-France et notre amie Patricia.
j'ai enfin pu déguster le dernier roman de Joëlle Loeuille.
Tous ces effluves émanant de la cuisine de Katellme titillaient les papilles.
Mi-février, j'ai été frustrée de ne pas pouvoir glisser cette friandise dans mon sac à dos avant de partir dans le Vercors. N'ayant rien à me mettre sous la dent, j'ai trompé ma faim avec des lectures qui m'ont paru bien fades.
Quel plaisir, à mon retour, de découvrir un message de Marie, ma libraire des Mots Volants, m'annonçant la livraison imminente de Isaure – Les fils qui nous relient.
Impatiente de retrouver les quilteuses bretonnes, Isaure et ses deux amies, Sophie et Claudine, je n'ai fait qu'une bouchée de ce roman alléchant.
Pas d'entrée lourde et indigeste, on attaque d'emblée le plat de résistance... ou plus exactement de résilience.
Le contenu est excellent mais il est surtout bien présenté. Joëlle sait mieux que quiconque attirer l’œil avec toutes ces couleurs précises qu'elle saupoudre ici et là.
Pour tenter de rendre les nuances de la mer bretonne, la jeune femme avait uni les bleus, céruléen, turquoise, aigue-marine et paon à des verts, menthe, jade, céladon et émeraude.
Isaure p67
Elle commença par piocher dans ses coupons des verts tendres, des ocres jaunes, des bleus se nuant de blanc et des gris minéraux... tissus noirs zébrés de rouge, vert glauque... des morceaux de soie aux reflets chatoyants aux couleurs de ses broderies glazik, rouge, orange et jaune d'or.
Isaure p204 et 205
Chaque phrase est émaillée de détails concrets mis en relief par autant d'adjectifs explicites.
Page après page, on devine l'aide des Petites Mains qui ont mis leur grain de sel pour épicer le récit et réaliser ces douze chefs-d’œuvre qui s'intercalent au cours du roman comme autant de « trous bretons ».
Kouskit en Peoc’h – Reposez en paix – p37 Tal ar Mor – Front de mer – p63 Fest Dez, Fest Noz – Fête de jour, Fête de nuit – p115 Loenig klañv – Pauvres petits animaux malades – p139 Banad Sardin – Banc de sardines – p157 Ma dousig – Ma douce – p185 Bokidi– Bouquet de fleurs – p233 Kalon – Cœur – p257 Gwiaderezed – Ceux qui tissent – p269 Breizh ma bro – La Bretagne, mon pays – p297 Kan ha Diskan – Chant et contre-chant – p309 Amzer – Le temps – p321
Dans quelle langue, avec quelle encre, écrire à ceux qui nous manquent?
En guise de dessert, un portrait acrostiche de Isaure, spécialité de Laurence Le Houerou et la liste imagée des sept sœurs de cœur de Joëlle.
Cerise sur le gâteau, l'affiche textile de l'exposition Ma Bro, brodée par Katell, est à elle seule un véritable chef-d’œuvre!
Photo empruntée à La Ruche des Quilteuses avec l'autorisation de Katell.
Pas encore tout à fait repue, j'attends avec impatience le salon Pour l'Amour du Fil à Nantes, du 15 au 18 avril, pour savourer pleinement l'exposition Ma Bro, Mon Pays, qui présentera ces douze quilts exceptionnels par leur histoire et pour remercier Joëlle de ce régal.
Si vous habitez la Bretagne ou si vous êtes en vacances dans ce beau pays, cher au cœur de Joëlle, vous pourrez visiter le salon des Fils Croisés à Pontivy, du 12 au 15 mars.
Vous pourrez même vous inscrire à un atelier broderie concocté par Les Petites Mains d'Isaure. Vous trouverez tous les renseignements ici.
À vous de choisir l'un des symboles de la Bretagne : Isaline, l'Hermine ou Malo, l'Hippo.
N'hésitez pas à rejoindre ces salons incontournables pour une quilteuse, une brodeuse ou tout simplement pour le plaisir d'admirer des beautés et rencontrer des passionnés.
Nous nous devons de faire vivre ces lieux de convivialité si nous ne voulons pas qu'ils ferment les uns après les autres comme tous les petits magasins de patchwork autour de chez nous.
Ah, si les petits points pouvaient parler, ils auraient probablement beaucoup de choses à révéler. Mais, peut-être était-il préférable qu'ils restent muets, gardiens des rêves et des secrets.
Depuis lundi soir, le charmant village de Ménigoute a retrouvé son "calme après la tempête". Cette tempête n'ayant été que la déferlante humaine tant attendue car du point de vue météo, la semaine a été relativement clémente avec du soleil, de la douceur, beaucoup moins de brouillard que l'an dernier et quelques averses inévitables en cette saison.
Quarante ans après le début de cette aventure, le public est toujours plus nombreux, le record d'entrées aux séances de cinéma ayant encore été battu cette année. Ce succès fait parfois des déçus car la salle ne pouvant accueillir que 1200 personnes, il a parfois fallu refuser du monde.
Heureusement, depuis 2021, le village voisin de Vasles ouvre les portes de sa salle de cinéma, plus petite mais très confortable et présente aussi de belles expositions dans le hall.
Voici, en vrac, quelques bons moments de ce 41e Festival.
Le mercredi soir, pas question de manquer le dernier film des Lapied, 2000 jours au Paradis, présenté par leur fille, Véronique. Ce sont toujours des images incroyables, des paysages enneigés somptueux, une quête respectueuse des animaux et d'exceptionnelles scènes de vie sauvage.
Pas surprenant qu'il soit couronné par le prix "Paysages" récompensant "le film qui, par sa maitrise des techniques cinématographiques et son approche esthétique, valorise la beauté des paysages et des écosystèmes".
Mon activité de bénévole ne me permet pas toujours de voir autant de films que je voudrais mais, dans le hall de la billetterie, sur le petit écran qui nous accompagne, j'aperçois parfois des images qui m'interpellent ou me donnent envie d'en savoir davantage.
Ce fut le cas pour "Le monde sauvage en fluo" et j'ai été ravie de lui voir attribuer le Lirou d'Or qui récompense le meilleur film.
J'ai heureusement pu le regarder en entier le dimanche.
Vous pouvez retrouver ici le palmarès de cette édition 2025 et peut-être aurez-vous l'occasion de voir prochainement certains films diffusés par certaines chaînes de télé.
Le FIFO, c'est aussi beaucoup d'autres manifestations: des expositions, des conférences, des sorties, des apéros... mais surtout l'occasion de revoir des personnes sensibles à l'Environnement et parfois de faire des rencontres inattendues. Tel fut le cas pour moi, cette année et j'en suis encore toute surprise!
Dans les allées, je croise une foule de gens que je reconnais parfois, qui m'adressent un bonjour ou un simple sourire... mais cet après-midi là (jeudi ou vendredi, je ne sais plus), j'aperçois deux personnes qui me regardent intensément. L'une d'elles s'approche de moi et m'interpelle. Je ne la reconnais pas du tout, et pour cause!
"Ne seriez-vous pas la personne qui écrit dans le Terrier de Marmotte?"
Imaginez ma surprise. Comment a-t-elle pu repérer cette Marmotte rousse que je croyais virtuelle? Quelle capacité de reconnaissance! Il faut dire que dernièrement j'ai publié des articles avec ma photo et cette dame savait en venant à Ménigoute qu'elle pouvait avoir la chance de me croiser et ce fut le cas.
Nous avons papoté quelques instants, faisant très courte connaissance mais nous avons oublié de faire une photo pour illustrer cet incroyable moment qui restera un excellent souvenir.
le 41e Festival International du Film Ornithologique (FIFO)
à Ménigoute (79).
Depuis 40 ans, chaque année à la même époque, ce village de Gâtine poitevine voit affluer des milliers de passionnés d'ornithologie et de nature en général.
Depuis 40 ans, une poignée de bénévoles sont toujours fidèles, rejoints par de nouveaux. Lors de la séance inaugurale, mardi à 13h30, un film de Céline Malèvre présentera "Ménigoute, 40 ans d'histoire autour de l'environnement".
Depuis 40 ans, les films sont toujours aussi intéressants, même si les sujets sont de plus en plus variés et les traitements bien différents.
Voici un aperçu de la programmation des films de ce 41e festival.
Depuis 40 ans, le salon des Arts animalier a vu se succéder de nombreux photographes, peintres, dessinateurs, sculpteurs et même une artiste textile, en 2021, en la personne de Béatrice Bueche.
Depuis 40 ans, le forum nature et découvertes présente les associations qui défendent la nature et des artisans qui proposent leurs produits naturels.
Depuis 40 ans, plusieurs lieux de Ménigoute accueillent de superbes expositions.
Et depuis une vingtaine d'années, aux Châteliers, l'IFFCAM (Institut francophone de formation au cinéma animalier de Ménigoute) ouvre ses portes au public avec des expositions et la présentation des films des étudiants.
Depuis 40 ans, des conférences regroupent les naturalistes mais aussi un public curieux de nature.
Depuis 40 ans, des sorties sont organisées dans des lieux emblématiques de la région.
Depuis 40 ans, les enfants ne sont pas oubliés. Des activités leur sont dédiées.
Depuis 40 ans, Ménigoute est un lieu de rencontres tout naturel qu'un passionné de nature ne peut pas ne pas connaître!
Depuis quelques années, la commune voisine de Vasles accueille également films et expositions, comme l'an dernier Migration textile - Oiseaux afghans.
Si vous voulez en savoir davantage sur le programme, je vous invite à consulter le programme sur le site du FIFOou en lisant la dernière infolettre.
Rendez-vous donc à Ménigoute la semaine prochaine.
et en particulier le Challenge 5-25 destiné aux jeunes.
Cette année anniversaire a vu naître le Challenge 5-25, un concours gratuit destiné aux jeunes quilteurs et quilteuses de 5 à 25 ans. L’initiative a rencontré un véritable succès, révélant de nombreux talents et une passion partagée pour le patchwork. Nous avons été impressionnés autant par la diversité et la qualité des œuvres que par l’imagination débordante exprimée dans chacune d’elles. Il s’agit d’une aventure enthousiasmante et émouvante, qui témoigne de la transmission vivante de notre art vers la nouvelle génération.
Malgré la distance et ses obligations de nouvelle collégienne, elle a réussi à nous rejoindre avec sa Maman pour assister au Meetup des Jeunes Quilteurs, le samedi après-midi.
Après la présentation de cet événement et des membres du jury par la jeune et talentueuse équipe organisatrice, ce fut le moment de la remise des prix.
Quatre catégories d'âge étaient sélectionnées et un lauréat par catégorie a été récompensé.
Mais chaque participant a reçu un sac empli de trésors offerts par les sponsors et ce fut un grand plaisir de les découvrir.
Un certificat, témoin de leur participation, leur était également remis, avec les appréciations des membres du jury. Je trouve cette initiative très intéressante car il prouve que chaque personne a examiné de près l'ouvrage des concurrents. Merci pour cela!
Clin d’œil du sort: Tit'Marmotte qui apprend l'italien depuis la maternelle (et s'est battue pour entrer dans un collège où on pratique cet enseignement) a reçu LE sac offert par Quilt Italia!
Après ce moment solennel, était proposé un autre moment plus décontracté ouvert à tous les jeunes qu'ils aient participé ou non au Challenge. Katell Renon et Sandra Kaiser proposaient un atelier textile.
Toujours très pédagogue, Katell a su intéresser les enfants à la notion de couleur et surtout aux valeurs: clair, moyen, foncé en présentant différents ouvrages.
Avant de passer à l'activité pratique, il fallait s'assurer que chacune savait tenir et manipuler un cutter.
Un petit exercice permettait de mettre en pratique cette notion de couleur en coupant librement deux tissus de valeurs différentes et en les assemblant à la machine.
Pendant ce temps, Sandra proposait la découpe de motifs (papillons, oiseaux...) à appliquer à la main sur un carré de tissu.
Ce fut un moment très apprécié des enfants.
Merci à Katell et à Sandra
pour leur disponibilité et leur patience.
L'après-midi s'est terminé par un goûter... prémisse d'une future journée de club de patchwork!
Tit'Marmotte avait invité Fantille, sa cousine alsacienne, qui a découvert cet univers avec beaucoup d'enthousiasme. Elle avait déjà fait un peu de patch avec moi l'an dernier.
Les deux cousines ont prévu de se retrouver au Terrier pendant les vacances de printemps pour préparer... le prochain Challenge 5-25 de 2026 dont le thème a été dévoilé: "Forêts".
La forêt est un monde vivant, où chaque arbre, chaque bruit, chaque lumière raconte quelque chose. Il en existe de toutes sortes : certaines sont épaisses et sombres, pleines de mystères, d’autres sont claires et ouvertes, propices à la promenade et à la découverte. On y trouve de grands arbres qui touchent le ciel, mais aussi de fines brindilles qui dansent avec le vent.
Certaines forêts abritent une vie discrète qu’il faut savoir observer, d’autres débordent de vie animale et végétale, de couleurs et de sons. Qu’il s’agisse d’une jungle chaude et vibrante, d’une forêt boréale silencieuse ou d’un sous-bois les forêts fascinent petits et grands.
Je tiens à terminer cet article en adressant mes chaleureux remerciements à l'équipe organisatrice et en particulier à Malù Urzaiz qui a mis en place ce projet. J'admire sa disponibilité, sa douceur. Sa joie devant le succès de ce Challenge faisait plaisir à voir.
Merci aussi pour le partage de la plupart des photos provenant du CEP qui illustrent cet article et qu'elle m'a permis de partager.
Et enfin, je tiens à féliciter ma Tit'Marmotte
pour sa création et sa réalisation.
Je suis très fière d'elle
et très heureuse
de lui avoir transmis un peu de ce virus bienfaisant!
Après cette longue pause estivale, la Marmotte que je suis, ayant bien profité de la chaleur, reprend le chemin de son Terrier.
Quoi de mieux, en cette veille de septembre que de penser à ce qui pourrait nous éloigner un peu de notre routine?
Les quilteuses attendent avec impatience un rendez-vous incontournable: le Carrefour Européen du Patchwork (CEP) dans le Val d'Argent (68) du 18 au 21 septembre.
Après quelques hésitations, je suis maintenant certaine de pouvoir y aller d'autant que j'ai hâte de voir deux expositions en particulier.
Je l'ai raconté plus d'une fois ici-même, j'ai participé à l'aventure initiée par Katell de la Saga de Lucinda.
Comme vous avez pu le lire sur La Ruche des Quilteuses, un certain nombre des quilts réalisés par ce groupe et plusieurs livres textiles seront exposés dans la petite église St-Pierre-sur-l'Hâte de Ste-Marie-aux-Mines sous le nom de La Ruche des Frangines.
Pour la première fois cette année, un concours a été proposé aux jeunes artistes: le challenge 5-25.
J'ai parlé de cette idée à Tit'Marmotte qui a aussitôt voulu participer.
Pendant les vacances de printemps, elle a donc dessiné son Héros préféré et créé un quilt répondant aux critères. Je lui ai mis à disposition tous les tissus qu'elle cherchait. je lui ai suggéré quelques techniques à utiliser. J'étais près d'elle... mais c'est elle qui a tout fait, même les finitions main (couture du manchon et de l'étiquette).
Je n'en ai jamais parlé puisqu'il fallait attendre avant de savoir si le quilt serait retenu ou pas. La décision est arrivée fin juillet et ce fut un grand moment pour l'artiste en herbe mais aussi pour moi. Quelle fierté de savoir qu'un ouvrage de ma petite-fille sera exposé au CEP!
Vous ne le verrez pas encore en entier aujourd'hui.
Tit'Marmotte pourra-t-elle le voir au CEP et participer à l'animation prévue pour les jeunes le samedi après-midi? Rien n'est sûr car elle habite loin et aura tout juste fait sa rentrée en sixième... mais moi, j'y serai!
Ce marché de créateurs, ouvert aux professionnels comme aux amateurs, aura lieu le dimanche15 juin, toute la journée en centre-ville de Saint-Maixent-l’École (79), Cour Saragosse, entre la médiathèque Aqua Libris et l'Abbatiale.
Je voudrais vous présenter Amandine qui y proposera ses oursons pour le plus grand bonheur des petits mais surtout des plus grands.
Elle a passé du temps avec moi, à Vasles, et j'ai découvert une autre de ses passions, sans doute plus importante pour elle que le patchwork.
Passionnée d'ours anciens, Amandine crée ses propres modèles en fonction de ses envies ou de commandes.
Réalisés comme au début du XXe siècle, alors que les normes de sécurité n'étaient pas aussi draconiennes qu'aujourd'huit, ces objets ne sont pas des joujoux destinés aux plus petits mais plutôt des ours de collection qui rappellent des souvenirs aux adultes.
Aucun de ses oursons ne ressemble à un autre. Les matériaux employés, les couleurs, les broderies, les dimensions et parfois les habits varient en fonction du modèle.
Juin est là et quelques belles expositions sont programmées un peu partout et plus particulièrement dans notre région.
Petit rappel, tout d'abord pour l'exposition de La Rochefoucauld-en-Angoumois (Charente) du mardi 10 au lundi 16 juin, au cloître des Carmes.
En Charente-Maritime, les 14 et 15 juin,
vous pourrez découvrir
le Salon des Créateurs de Broderie & de l'Art du Fil,
au Château d'Oléron.
Une quarantaine de créateurs seront répartis entre l'Arsenal et le Bastion Royal. Vous pouvez trouver la liste exacte sur ici.
L’École de broderie Pascal Jaouen en est l'invitée d'honneur, représentée par Yann Lagoutte et Karine Dorval, MOF en broderie au point de Beauvais.
Des ateliers et des démonstrations seront proposés tout au long de ces deux jours.
Une part belle est aussi accordée au patchwork puisque le club local exposera ses derniers ouvrages. Marie-Christine Hourdebaigt et Annie Cicatelli présenteront également leurs créations.
Cerise sur le gâteau, l'exposition Migration textile-Oiseaux afghans sera également présente. C'est le moment de la découvrir pour les personnes qui n'ont pas encore eu cette occasion.
Cette année, outre la dégustation d'huitres, il y aura aussi 3 food trucks sur le site, donc de quoi passer de beaux et bons moments, si le soleil veut bien nous aider !
La délégation France Patchwork Charente nous promet une belle exposition dans un lieu de prestige, le mois prochain.
Depuis plus d'un an, Chantal et son équipe ont contacté toutes les quilteuses charentaises adhérentes pour exposer leurs plus beaux quilts au Cloître des Carmes.
La Rochefoucauld-en-Angoumois est bien connue pour son magnifique château Renaissance, perle de l'Angoumois, dont je vous parlerai prochainement.
Ce fut aussi un site important de l'histoire industrielle au XXe siècle, tout particulièrement dans le domaine textile.
C'est la raison pour laquelle la délégation charentaise a également proposé un challenge sur le thème du "Patrimoine textile au XXe siècle". Ces mini quilts illustreront une autre partie de cette exposition qui retracera l'histoire de l'usine Chaignaud, ancien fleuron de La Rochefoucauld.
Fondée en 1906 par Louis Chaignaud, cette usine fournissait les feutres pour un produit charentais bien connu: les pantoufles. Elle s'est ensuite diversifiée pour fabriquer des caoutchoucs pour les semelles et pour l'équipement des voitures ou du TGV.
Lorsque je suis arrivée en Charente, devenue la SILAC, c'était la grande époque des tissus polaires. L'usine employait alors pas loin de 2 000 personnes. Les chutes de tissu étaient revendues aux particuliers ce qui m'a donné l'occasion de coudre de nombreuses vestes polaires d'une très belle qualité.
Mais le secteur textile et les chaussures ont connu une crise importante et l'usine bien aimée des Rupificaldiens a dû fermer ses portes. De cet imposant bâtiment en briques rouges, il ne reste que ruines qui ne demandent qu'une belle restructuration.