prendre de bonnes résolutions... qu'on ne suivra pas
faire des projets... qui se réaliseront ou pas
se remémorer les années passées... là on ne peut pas les effacer!
Lorsque Laly vient me retrouver le mercredi, elle aime feuilleter ce petit livre textile proposé en 2015 par Roxane de Scrap, quilt and stitch. J'avais brodé les premières pages puis, prise par notre changement de résidence, j'avais un peu mis de côté ce projet. Ressorti en 2020... en cherchant une occupation qui ne demandait pas de sortir pour de nouveaux achats... je ne l'ai vraiment terminé qu'en 2022.
Depuis, il trône dans mon atelier et j'ai toujours plaisir à tourner les pages.
J'ai pensé que vous aussi, vous seriez peut-être ravis de commencer chaque mois de l'année, par une belle image. Voici donc JANVIER.
Si vous aimez ce genre d'activité, je tiens à vous annoncer que Roxane fourmille toujours d'idées et propose toujours de nouveaux livres textiles. L'ouvrage de 2026 Chromos et vieilles dentellespourrait bien me tenter... Vous pouvez trouver les explications ici.
Comme chaque mois de décembre qui se termine, j'aime faire le bilan en photos de l'année écoulée.
Je ne montrerai pas beaucoup de photos de quilts car je m'aperçois que je n'ai pas été très productive ou alors je ne peux pas montrer ceux qui m'ont bien occupée au 2e semestre car ils ont été conçus pour faire des cadeaux et les heureux bénéficiaires ne les ont pas encore reçus.
Je ne montrerai donc qu'une sélection des meilleurs moments de 2025.
il est bien normal que Ma' nous demande d'illustrer les
FÊTES DE FIN D’ANNÉE
Nombreux sont les symboles qui caractérisent cette période mais pour ma part, j'ai choisi une fleur: l'hellébore ou rose de Noël.
Quelle belle surprise en voyant Mr Marmotte revenir du marché, les bras chargés de ces deux belles plantes qu'il a aussitôt mis en pot pour encadrer une des entrées du Terrier.
De nombreux coupons ne lui convenaient plus, achetés par plaisir ou pour un projet qui n'a jamais vu le jour et depuis les goûts ont évolué. Nous sommes nombreuses à faire ce constat.
À qui offrir ces trésors? À qui FAIRE PLAISIR?
Annie a vite pensé à moi... ou plus exactement à Tit'Marmotte. Elle a expédié un paquet presque essentiellement empli de tissus de Noël.
Merci Annie!
Quelle belle idée!
Tit'Marmotte fut ravie de découvrir toutes ces merveilles. Elle a aussitôt commencé à faire des projets.
Si vous voulez savoir ce qu'elle a choisi, je vous donne rendez-vous dans mon Terrier dans les jours qui viennent.
Ma'ne pouvait pas choisir meilleure date que ce samedi pour évoquer le mot
MÉMOIRE
Mardi 11 novembre, de nombreuses commémorations avaient lieu en MÉMOIRE des soldats de la Grande guerre.
Jeudi 13 novembre, d'autres cérémonies étaient organisées en MÉMOIRE des victimes des attentats du Bataclan, il y a tout juste 10 ans.
Pour ma part, j'ai choisi un autre sujet de MÉMOIRE un peu oublié de nos jours mais qui, pourtant, a profondément marqué l'histoire de notre Poitou.
C'est lors d'un Terra Aventura, cet été, avec Tit'Marmotte que j'ai découvert cette plaque, à Augé, petit village proche du Terrier.
Ne pouvant plus exercer leur culte protestant, de nombreux huguenots ont fait le choix de s'exiler tout particulièrement en "Nouvelle France" devenue le Canada. C'est ainsi que beaucoup d'Acadiens sont des descendants de ces émigrés.
Tel est le cas de Michel Jamonneau dit "Laliberté".
Il embarqua pour la Nouvelle-France le 26 avril 1687, à bord du navire «L’Arc-en-Ciel» ! Il fut recruté comme soldat pour faire face aux attaques des Anglais et des Iroquois... C’est le nom des Amérindiens peuplant le nord du continent, jusqu’à l’arrivée des Européens. Élevé dans la foi «huguenote», il fuyait la misère et les persécutions religieuses. Là-bas, Michel Jamonneau «tomba en amour» pour Marie-Rose et s’installa à Montréal, où il vécut heureux auprès de «sa blonde». La mère de cette dernière était une «fille du roi»... C’est-à-dire une jeune orpheline envoyée en Nouvelle-France pour se marier.
Nombreux sont les temples et les cimetières protestants dans les environs. Près de Melle, à Beaussais, un musée du Poitou protestant, installé dans une ancienne église romane devenue temple, permet de comprendre cette histoire, notamment grâce àJean Migault. Cet instituteur, qui n'a pas voulu renier sa foi, s'est exilé à Amsterdam et a écrit son journal pour livrer à ses descendants le récit des sombres moments qu'il a traversés.
Je ne peux pas quitter Augé sans évoquer un autre lieu de MÉMOIRE beaucoup plus récent: la Résistance.
En 1944, les combattants poitevins multiplient les actions contre les troupes allemandes. Le 31 août, ils mènent une opération à Augé, qui a bien failli tourner au vinaigre… Les résistants blessent et tuent plusieurs soldats ennemis et les représailles ne se font pas attendre... L’armée allemande prend les habitants d’Augé en otage, qui ne devront leur salut qu’au médecin du village ! Ayant soigné quelques membres des troupes occupantes, ce dernier persuade le commandant de libérer les siens, évitant de peu le massacre.
Une stèle commémore cet événement historique.
Comme partout dans l'Ouest, Augé a accueilli de nombreux réfugiés du Nord et de l'Est.
Ironie de l'histoire: aujourd'hui j'ai une pensée pour ma chère amie qui pleure sa Maman qui en faisait partie et a vécu à Augé quelque temps avec ses parents.
Et maintenant, si nous allions Du côté de chez Ma'pour voir comment les autres participants gèrent cette MÉMOIRE.
Depuis lundi soir, le charmant village de Ménigoute a retrouvé son "calme après la tempête". Cette tempête n'ayant été que la déferlante humaine tant attendue car du point de vue météo, la semaine a été relativement clémente avec du soleil, de la douceur, beaucoup moins de brouillard que l'an dernier et quelques averses inévitables en cette saison.
Quarante ans après le début de cette aventure, le public est toujours plus nombreux, le record d'entrées aux séances de cinéma ayant encore été battu cette année. Ce succès fait parfois des déçus car la salle ne pouvant accueillir que 1200 personnes, il a parfois fallu refuser du monde.
Heureusement, depuis 2021, le village voisin de Vasles ouvre les portes de sa salle de cinéma, plus petite mais très confortable et présente aussi de belles expositions dans le hall.
Voici, en vrac, quelques bons moments de ce 41e Festival.
Le mercredi soir, pas question de manquer le dernier film des Lapied, 2000 jours au Paradis, présenté par leur fille, Véronique. Ce sont toujours des images incroyables, des paysages enneigés somptueux, une quête respectueuse des animaux et d'exceptionnelles scènes de vie sauvage.
Pas surprenant qu'il soit couronné par le prix "Paysages" récompensant "le film qui, par sa maitrise des techniques cinématographiques et son approche esthétique, valorise la beauté des paysages et des écosystèmes".
Mon activité de bénévole ne me permet pas toujours de voir autant de films que je voudrais mais, dans le hall de la billetterie, sur le petit écran qui nous accompagne, j'aperçois parfois des images qui m'interpellent ou me donnent envie d'en savoir davantage.
Ce fut le cas pour "Le monde sauvage en fluo" et j'ai été ravie de lui voir attribuer le Lirou d'Or qui récompense le meilleur film.
J'ai heureusement pu le regarder en entier le dimanche.
Vous pouvez retrouver ici le palmarès de cette édition 2025 et peut-être aurez-vous l'occasion de voir prochainement certains films diffusés par certaines chaînes de télé.
Le FIFO, c'est aussi beaucoup d'autres manifestations: des expositions, des conférences, des sorties, des apéros... mais surtout l'occasion de revoir des personnes sensibles à l'Environnement et parfois de faire des rencontres inattendues. Tel fut le cas pour moi, cette année et j'en suis encore toute surprise!
Dans les allées, je croise une foule de gens que je reconnais parfois, qui m'adressent un bonjour ou un simple sourire... mais cet après-midi là (jeudi ou vendredi, je ne sais plus), j'aperçois deux personnes qui me regardent intensément. L'une d'elles s'approche de moi et m'interpelle. Je ne la reconnais pas du tout, et pour cause!
"Ne seriez-vous pas la personne qui écrit dans le Terrier de Marmotte?"
Imaginez ma surprise. Comment a-t-elle pu repérer cette Marmotte rousse que je croyais virtuelle? Quelle capacité de reconnaissance! Il faut dire que dernièrement j'ai publié des articles avec ma photo et cette dame savait en venant à Ménigoute qu'elle pouvait avoir la chance de me croiser et ce fut le cas.
Nous avons papoté quelques instants, faisant très courte connaissance mais nous avons oublié de faire une photo pour illustrer cet incroyable moment qui restera un excellent souvenir.
Cette semaine, c'est un thème tout à fait de saison que Ma' nous propose:
AUTOMNE
Pas de difficultés à trouver une idée, d'autant que l'AUTOMNE est ma saison préférée.
Je pourrais trouver une photo d'arbres aux couleurs chaudes ou encore un panier bien rempli de fruits gorgés de sucre, de champignons ou de légumes qui se conserveront tout l'hiver.
Pourtant, c'est une plante qui a ma préférence.
Autumn Joy, ou Orpin d'automne, est une variété de Sedum qui porte bien son nom puisqu'elle atteint son apogée en AUTOMNE. J'aime beaucoup cette succulente tout au long de l'année. Son feuillage vert-bleuté contraste avec ses fleurs d'abord vert tendre au printemps qui évoluent vers le rose en fin d'été pour finir pourpre en AUTOMNE avant de disparaître.
J'aime aussi et surtout cette plante parce qu'elle me rappelle mon amie qui m'a offert une bouture lors de notre premier voyage dans sa belle Vallée, en 2018.
Ironie du sort, mon amie fête aujourd'hui ses 80 printemps automnes. Cet article lui est donc dédié pour lui souhaiter un
Joyeux Anniversaire!
Je suis curieuse de savoir comment les autres participants illustrent l'AUTOMNE Du côté de chez Ma'.
le 41e Festival International du Film Ornithologique (FIFO)
à Ménigoute (79).
Depuis 40 ans, chaque année à la même époque, ce village de Gâtine poitevine voit affluer des milliers de passionnés d'ornithologie et de nature en général.
Depuis 40 ans, une poignée de bénévoles sont toujours fidèles, rejoints par de nouveaux. Lors de la séance inaugurale, mardi à 13h30, un film de Céline Malèvre présentera "Ménigoute, 40 ans d'histoire autour de l'environnement".
Depuis 40 ans, les films sont toujours aussi intéressants, même si les sujets sont de plus en plus variés et les traitements bien différents.
Voici un aperçu de la programmation des films de ce 41e festival.
Depuis 40 ans, le salon des Arts animalier a vu se succéder de nombreux photographes, peintres, dessinateurs, sculpteurs et même une artiste textile, en 2021, en la personne de Béatrice Bueche.
Depuis 40 ans, le forum nature et découvertes présente les associations qui défendent la nature et des artisans qui proposent leurs produits naturels.
Depuis 40 ans, plusieurs lieux de Ménigoute accueillent de superbes expositions.
Et depuis une vingtaine d'années, aux Châteliers, l'IFFCAM (Institut francophone de formation au cinéma animalier de Ménigoute) ouvre ses portes au public avec des expositions et la présentation des films des étudiants.
Depuis 40 ans, des conférences regroupent les naturalistes mais aussi un public curieux de nature.
Depuis 40 ans, des sorties sont organisées dans des lieux emblématiques de la région.
Depuis 40 ans, les enfants ne sont pas oubliés. Des activités leur sont dédiées.
Depuis 40 ans, Ménigoute est un lieu de rencontres tout naturel qu'un passionné de nature ne peut pas ne pas connaître!
Depuis quelques années, la commune voisine de Vasles accueille également films et expositions, comme l'an dernier Migration textile - Oiseaux afghans.
Si vous voulez en savoir davantage sur le programme, je vous invite à consulter le programme sur le site du FIFOou en lisant la dernière infolettre.
Rendez-vous donc à Ménigoute la semaine prochaine.
Je ne choisirai donc pas une des photos de cet article mais celle d'un autre BON MOMENT de ce mois de septembre.
UN BON MOMENT passé avec un groupe d'amis, le BMV, en Occitanie.
Outre les différents lieux magnifiques que nous ont fait découvrir le couple autochtone, Saint-Bertrand de Comminges restera dans mes souvenirs pour son exceptionnelle cathédrale Sainte-Marie mais surtout pour un repas Chez Simone où nous avons dégusté la spécialité incontournable de ce modeste restaurant, une excellente poule au pot... mon plat préféré.
Je terminerai cet article
avec une chaleureuse pensée pour nos hôtes,
nos compagnons de voyage et...
pour ceux qui ont raté cette occasion.
Avec quelques notes de musique rétro dans la tête!
Suivez-moi maintenant Du côté de chez Ma' pour passer à nouveau UN BON MOMENT.