C'est l'ex-charentaise qui vous parle aujourd'hui.
Samedi, j'ai suivi sur France 2 un documentaire très intéressant sur la renaissance de nos célèbres pantoufles et je vous invite à le voir en replay, ici.
Il y a tout juste un an, je relatais avec nostalgie la faillite de la célèbre manufacture Rondinaud.
Voici ma dernière paire de charentaises élégantes et douillettes achetées à ce moment là, à l'Arbre à chaussures, à Saint-Maixent-l'Ecole
Je vous invite à relire l'article si bien documenté de Catherine Kalmar et Katell.
C'était sans compter sur la force de ce symbole charentais
qui, comme le phénix peut renaitre de ses cendres.
C'était sans compter sur la détermination de Olivier Rondinaud,
arrière-petit-fils du créateur de cette célèbre pantoufle.
C'était sans compter sur la motivation de Michel,
ancien commercial de l'entreprise.
C'était sans compter sur la mobilisation des employés
détenant un précieux savoir.
Collectionneur de vieilles machines à coudre, nostalgique de cette manufacture dans laquelle il a traîné ses pantoufles lorsqu'il était enfant, convaincu de la nécessité de préserver ce patrimoine charentais, Olivier s'est battu pour ne pas laisser partir ce trésor en Espagne ou ailleurs.
Avec Michel, ils ont su retrouver les fournisseurs locaux prêts à les approvisionner en temps et en heure.
Leur défi est simple: miser sur la qualité du travail artisanal humain, sur le savoir-faire des anciens employés, sur l'utilisation des matières naturelles, sur la transmission et tout simplement sur le "made in France".
Pas question pour eux de viser le productivisme. Faire travailler une quinzaine de personnes pour un nombre limité de pantoufles leur suffit. Les rêves de "grandeur" de l'après-guerre ne sont plus d'actualité.
Cependant, si la qualité de ce "cousu/retourné" n'est plus à démontrer, ces nouveaux chefs d'entreprise ont compris qu'il faut "se mettre au goût du jour".
Si les écossais ou les pieds-de-poule des charentaises ancestrales plaisent toujours, ils savent aussi trouver de nouveaux motifs, de nouvelles couleurs afin de "casser les clichés". Leurs produits sont adaptés à chaque tranche d'âge et à tous les goûts.
Sans vouloir jouer les influenceuses, je vous invite à vous rendre dans une boutique locale qui vend ces nouvelles charentaises, comme par exemple "La pantoufle à Pépère".
Mais, de grâce, ne passez pas par A.....
Souhaitons que cette année,
au pied de chaque sapin,
une charentaise attende le Père Noël.
On dit le patrimoine charentais mais c'est le patrimoine français...
... le béret, le pain et les pantoufles!
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