Ce 11 novembre 2018
célèbre la commémoration
du centenaire de la fin de la Grande Guerre.
Plusieurs symboles rappellent ce souvenir.
En France, le bleuet reste lié à la mémoire de nos Poilus, vêtus de l’uniforme bleu horizon. Ils nommaient ainsi les jeunes recrues arrivant sur le champ de bataille.
En Angleterre, c’est le coquelicot, cette fleur rouge sang qui réussit à repousser sur les terres dévastées par les obus.
J’ai déjà parlé des coquelicots pour une autre raison puisque c’est le symbole choisi par l’association Fleur d’Isa en Charente.
Aujourd’hui,
c’est encore le coquelicot qui rassemble
les personnes qui refusent l’utilisation des pesticides.
L’association Nous voulons des coquelicots est née à la fin de l’été 2018 de la volonté de Fabrice Nicolino (rescapé de l’attentat du 7 janvier 2015) et François Veillerette. Ils signent, en soutien, un livre du même nom aux éditions Les Liens qui libèrent (LLL).
Ils appellent les écocitoyens à signer leur appel et à se rassembler tous les premiers vendredis de chaque mois devant leur mairie, à 18h30, coquelicot à la boutonnière.
Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.
Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.
Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.
Si vous êtes
de ceux qui refusent l’emploi du glyphosate
et autres poisons,
si vous voulez une nature plus saine,
si vous désirez apporter du bien-être aux générations futures et pour bien d’autres raisons…
rejoignez-nous et signez cet appel !
Vous pouvez retrouver d’autres infos dans l’infolettre du FIFO.
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